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La sécurité est un droit pour toutes et tous. À Saint-Denis, celui-ci n’est pourtant pas garanti à de nombreux Dionysien·ne·s qui souffrent de situations inacceptables. Les nuisances générées par le trafic de drogue à grande échelle dans tous les quartiers de la ville, la privatisation dangereuse et parfois violente des espaces publics par des vendeurs à la sauvette, la fréquence des vols avec violence ou encore les points de fixation d’hommes alcoolisés en soirée et la nuit sont autant de réalités auxquelles la municipalité n’a pas voulu ou pas su apporter les réponses appropriées.

La municipalité en échec

Devant l’insistance de l’opposition municipale, les élus de la majorité ont enfin consenti à installer des caméras de vidéoprotection mais leur volonté de ne pas y associer un centre de visionnage des images en direct rend ce dispositif inopérant. L’absence de priorités claires données par le Maire et la faillite du pilotage politique en matière de sécurité provoquent d’importantes difficultés de recrutement qui empêchent la Police municipale d’être dimensionnée à la hauteur des besoins. La tendance des élus communistes et insoumis à se défausser de leurs responsabilités crée un climat de défiance avec les autres acteurs et complique la nécessaire coordination avec la Police nationale. Le manque d’ambition des politiques de prévention, notamment en matière de lutte contre le décrochage scolaire, complète ce bilan très négatif. Les divisions internes permanentes de la majorité rendent toute action pragmatique de la Mairie impossible.

Un changement de philosophie

Face à cet incontestable échec, nous proposons un changement de philosophie dans la politique de sécurité de la ville. Nous pensons que la responsabilité du Maire et de son équipe est de s’engager sur tout ce qui empoisonne le quotidien des habitant·e·s. Si vous nous accordez votre confiance, votre sécurité quotidienne ne sera plus un tabou. La réappropriation et l’apaisement des espaces publics, la lutte contre le «tourisme» de la drogue et la sécurisation des écoles et des parcs constitueront nos principaux objectifs. Le renforcement de la Police municipale, le développement et l’optimisation de la vidéoprotection, la refonte des politiques de prévention et de médiation et une approche volontariste et partenariale de ces questions seront les leviers que nous actionnerons dès le début du mandat pour produire au plus vite des résultats.

Renforcer la Police municipale

Avec seulement 40 agents réellement en poste pour près de 115.000 Dionysien·ne·s, Saint-Denis est très loin du ratio national d’un agent pour 1 000 habitant·e·s. Pour mieux couvrir l’ensemble du territoire communal, et pas seulement le centre-ville, et pour répondre efficacement au besoin de présence humaine sur une amplitude horaire plus large, nous porterons les effectifs à 120 policiers d’ici la fin du mandat. Une brigade de nuit travaillant en semaine jusqu’à 1h du matin et jusqu’à 2h le weekend sera créée dès les tous premiers mois. Nous demanderons à la nouvelle Police municipale de s’engager sur des missions de sécurisation urbaine.

Nos policiers peuvent se trouver confrontés à des individus armés. En cohérence, pour protéger les agents dans l’exercice de leurs missions et garantir la transparence sur les conditions d’intervention, nous proposerons leur armement et leur équipement en caméra-piéton.

Développer la vidéoprotection

Tous les quartiers de la ville doivent pouvoir bénéficier de la vidéoprotection. Pour ce faire, nous nous fixons un objectif de 150 caméras HD avec vision nocturne dans l’espace public. Afin de limiter le coût de ces dispositifs pour la Ville, nous solliciterons des subventions du Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance qui finance jusqu’à 75% de l’investissement pour les communes comme Saint-Denis. En parallèle, nous nouerons un partenariat avec les bailleurs sociaux et les copropriétés volontaires pour faciliter l’installation de caméras sur leur patrimoine en échange d’un accès à leur flux d’images. Pour orienter les interventions, guider les agents en temps réel et surtout réagir aux situations d’urgence, nous romprons avec la posture idéologique de la majorité municipale en mettant enfin en service un Centre de Supervision Urbain (salle de visionnage en direct). Nous expérimenterons des dispositifs de caméras mobiles quand cela s’avérera nécessaire.

Apaiser les espaces publics

Trop de rues et places de Saint-Denis n’appartiennent plus aux Dionysien·ne·s tant elles sont indûment occupées par des vendeurs à la sauvette de contrefaçons, des marchands de cigarettes de contrebande et autres caddies brochettes. Au-delà de la concurrence déloyale vis à vis des commerçants légaux, cette privatisation de fait des espaces publics pose des problèmes lourds d’hygiène et de sécurité. Les déplacements à pied sur le parvis de la gare, la porte de Paris, les places du Caquet et du 8 mai ou encore rue de la République sont en effet réduits et rendus dangereux par cette réalité. C’est particulièrement flagrant pour les personnes à mobilité réduite et les parents avec enfants qui doivent parfois slalomer entre les braseros. Les rivalités entre vendeurs se traduisent en outre par une agressivité accrue à l’égard des passants souvent alpagués de façon véhémente. Cette situation générée par de véritables mafias qui exploitent la misère humaine est intolérable. Nous y mettrons fin en déployant une force de police statique sur les principaux sites concernés. Dans le même sens, nous multiplierons les actions conjointes avec la Police nationale de destruction systématique et immédiate des marchandises illégalement vendues.

Sécuriser les rues la nuit

Pour rassurer les Dionysien·ne·s circulant de nuit et éviter la constitution de « zones noires », nous améliorerons l’éclairage public en installant notamment des luminaires modulables à détection. Nous lutterons contre les attroupements nocturnes en prenant un arrêté contre la consommation d’alcool dans l’espace public avec une vigilance particulière dans les squares dans lesquels nous appliquerons un principe : zéro tolérance. Il n’est pas admissible de retrouver chaque matin canettes vides et tessons de bouteille à l’endroit où les enfants sont censés s’amuser. Pour ce faire, les parcs et jardins bénéficieront également du déploiement de la vidéo-protection. Le redimensionnement de la Police municipale nous permettra d’agir pour faire respecter ces nouvelles règles.

Protéger les enfants

Le gardiennage des parcs et des squares sera réformé afin de garantir davantage de présence humaine et de mieux répondre aux attentes légitimes des usagers qui souhaitent des espaces verts sereins, propres et où les règles communes sont respectées. Enfin, l’ensemble des jeux pour enfants feront l’objet d’un diagnostic, dès le début du prochain mandat, permettant d’identifier au plus vite les pièces à remplacer pour assurer la sécurité des enfants

Combattre le «tourisme» de la drogue

Saint-Denis ne doit plus être un supermaché de la drogue à ciel ouvert pour des consommateurs franciliens. Si le trafic prospère à Péri, Dourdin, Neruda et ailleurs, c’est parce qu’une forte demande venue de l’extérieur alimente l’existence des points de deal. Si le démantèlement des réseaux et la lutte contre le grand banditisme sont de la seule responsabilité de la Police nationale, la ville ne peut plus continuer à se laver les mains des conséquences de ce trafic sur la vie quotidienne des habitant·e·s. Dans cette optique, nous proposons d’impulser des opérations quotidiennes de verbalisation des consommateurs venant s’approvisionner dans notre ville pour changer la réputation de Saint-Denis et tarir ainsi la demande. Nous y contribuerons en créant une brigade canine spécialisée dans la détection des stupéfiants au sein de la Police municipale. Celle-ci sera particulièrement déployée dans et autour des points névralgiques de transports en commun. Enfin, nous lutterons contre l’enracinement du trafic par un audit de prévention situationnelle dans les principaux points noirs du deal et exigerons des bailleurs un engagement fort.

Construire un partenariat fort avec la Police nationale

L’ambition nouvelle de la ville en matière de sécurité et la fin de la remise en cause permanente de la Police nationale par les élus créeront un nouveau climat de confiance réciproque entre les deux institutions. Les réponses à apporter aux problèmes de sécurité rencontrés par les Dionysien·ne·s nécessitent en effet la mise en place d’un partenariat renforcé et exigeant avec l’ensemble des acteurs de la sécurité publique au premier rang desquels la Police nationale. Cette nouvelle coordination permettra l’organisation d’actions communes de lutte contre les vendeurs à la sauvette et de verbalisation des consommateurs de drogue. Pour optimiser ce travail en commun, nous mettrons en place chaque lundi une réunion opérationnelle associant le commissaire et ses équipes, le Maire et ses services et l’ensemble des acteurs impliqués (médiateurs, bailleurs…). Ce rendez-vous hebdomadaire permettra d’échanger les informations, d’établir collectivement des priorités d’action et de mettre en place les opérations de terrain appropriées.

Garantir la sécurité des écoles et de leurs abords

Nous prenons l’engagement d’une mise en sécurité rapide de l’ensemble des écoles primaires de la ville en lien avec la communauté éducative (enseignants, parents…). La présence humaine aux abords des écoles et aux entrées de celles-ci sera conséquemment renforcée et les cheminements systématiquement réaménagés quand des traversées de voirie ou du mobilier urbain inadapté mettent nos enfants en danger. Parce que les plus jeunes méritent d’être mieux considérés et que nous sommes convaincus que cela contribue à l’amélioration du climat scolaire, nous effectuerons le nettoyage des abords des groupes scolaires avant l’arrivée des élèves. En partenariat avec l’Education nationale, nous accorderons également une attention toute particulière à la prévention des violences inter-établissements. Au-delà, face à la multiplication récente de découvertes d’armes et de drogues dans des bâtiments municipaux, nous procéderons à un contrôle strict et systématique des accès au patrimoine de la ville et nous nous assurerons de son bon usage.

Pacifier les usages de la route

Les routes dionysiennes sont malheureusement extrêmement dangereuses. Notre volonté de passer la ville en zone 30 constitue une mesure écologique qui permettra de lutter contre la circulation de transit mais également une mesure de sécurité qui évitera de nombreux accidents. Nous serons intransigeants sur le respect du code de la route et des accès au plateau piéton du centre-ville trop souvent remis en cause par de véritables dangers publics. Les graves dérives observées lors de certains mariages par certaines berlines de location seront sévèrement sanctionnées. Les mini-motos repérées en infraction par les caméras de la ville seront confisquées une fois à l’arrêt. Nous exigerons des concessionnaires des parkings publics qu’ils y assurent la sécurité, faute de quoi nous dénoncerons les contrats. En plus des aménagements que nous mettrons en place pour favoriser la pratique du vélo, nous sécuriserons son usage, notamment le long du canal, et lutterons contre les vols et dégradations qui découragent les cyclistes potentiels. Pour sensibiliser les plus jeunes au civisme routier, nous organiserons une grande campagne de prévention et de passage des permis piéton et vélo dans toutes les écoles de la ville.

Créer un service d’aide aux victimes en Mairie

Trop souvent, les victimes se retrouvent démunies et traumatisées après l’agression dont elles ont fait l’objet. Les démarches à effectuer pour faire valoir leurs droits peuvent alors être très loin de leurs préoccupations ou leur paraître insurmontables. Contre cette double peine, nous mettrons en place un service d’aide aux victimes en Mairie en lien avec les associations spécialisées. Cet accueil physique travaillera par exemple en lien étroit avec la Maison des femmes qui propose des permanences pour le dépôt de plainte des femmes victimes de violences et avec la Maison des seniors pour mieux accompagner les personnes âgées. Il offrira écoute, permanence psychologique et conseil juridique à celles et ceux qui en ont besoin. Certains subissent également des contrôles au faciès intolérables. Ces victimes doivent être écoutées et accompagnées en mettant à leur disposition des outils pour faire valoir leurs droits.

Affirmer une nouvelle ambition pour la médiation et la prévention spécialisée

Nous ne nous satisfaisons pas du dispositif actuel de médiation limité au Grand Centre-ville et à Confluences et qui impute parfois aux agents des missions de sécurisation qui devraient être celles de la Police municipale. Nous proposons d’étendre le périmètre d’action des médiateurs à d’autres quartiers et de faire débuter leur intervention à 14h contre 18h aujourd’hui. Notre volonté est de réorienter leur action prioritairement en direction des mineurs en errance, de la prévention des violences scolaires et des personnes victimes d’addictions. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il faudra développer les moyens du Groupement d’Intérêt Public en trouvant de nouveaux financeurs parmi les entreprises et les bailleurs du territoire. La prévention spécialisée devra également être renforcée en lien avec le Conseil départemental. La lutte contre le décrochage scolaire, premier pas vers la délinquance, devra être développée prioritairement.

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