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Dimanche 4 septembre 2016, j’ai eu le plaisir de participer à la 72ème commémoration de la libération de Saint-Denis aux côtés des élus de la ville, des associations d’anciens combattants et de la Sous-Préfète de Saint-Denis.

A cette occasion, j’ai tenu à rendre hommage à tous les résistants qui se sont battus contre l’occupant nazi pour libérer la ville, à ceux qui y ont perdu la vie et à ce qui sont encore là pour témoigner. J’ai rendu un hommage particulier à Pierre Risso qui a été nommé chevalier de la Légion d’Honneur en juin dernier pour son rôle en tant que résistant et le travail de mémoire qu’il effectue depuis.

Vous pouvez retrouver ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion.

 


Discours commémoration du 72ème anniversaire de la libération de Saint-Denis le 4 septembre 2016 – Seul le prononcé fait foi

Madame la Sous-Préfète,

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers compagnons de la Libération, mes chers amis,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer le courage, le sacrifice et la force, de ceux qui ont combattu pour délivrer Saint-Denis de l’occupation nazie. Nous sommes réunis pour leur rendre hommage et faire en sorte que l’on n’oublie pas, années après années, ce qu’ils ont fait pour la France, pour eux, pour nous. Nous avons une dette immense à l’égard de ces femmes, de ces hommes – militaires ou non- qui ont mis leur vie en jeu pour la liberté.

Depuis le 13 juin 1940, quand l’armée allemande est entrée dans Saint-Denis après avoir mis en déroute l’armée française, les Dionysiens vivaient des jours et des nuits de privations, de représailles, d’humiliations. Malgré cela, ils ont trouvé la force nécessaire de se relever pour participer à la libération Saint-Denis en aout 1944. Les trois semaines de libération furent émaillées de combats de rue, de barricades, de bombardements incessants avec en point d’orgue la prise de la Mairie par le Comité local de la Libération ponctué de contre-attaques allemandes au canon. Le 25 août, Le Général de Gaulle triomphait sur les Champs Elysées, pourtant à Saint-Denis, les combats faisaient encore rage. Pour libérer définitivement la ville, et soutenir ce formidable élan de la population dionysienne, les forces locales reçurent le renfort de chars de la 2ème Division blindée du Général Leclerc. Le 27 août, la délivrance tant attendue arriva enfin.

Parmi les hommes et les femmes ayant permis la libération de Saint-Denis, il y avait notamment le Commandant Henri Bulliard chargé par l’état-major de la Résistance en Ile de France de former les unités qui devront reprendre Saint-Denis. Il y avait Fernand Vanhollebeck qui avait rejoint le Front national de lutte pour l’indépendance de la France dès 1942 et qui fut président du comité local de libération. Il y avait également Monsieur Pierre Risso que je voudrais saluer tout particulièrement en ce jour.

Cher Pierre Risso, je voudrais, au nom de nous tous, vous exprimer notre gratitude et notre profond respect pour votre combat et votre engagement contre la barbarie. Votre action exemplaire et votre engagement pour le travail de mémoire auprès des jeunes ne pouvaient que m’encourager à faire une demande adressée au Ministre des anciens combattants afin de vous nommer Chevalier de la Légion d’Honneur. Cette demande ayant abouti, j’ai eu l’immense honneur de participer à votre cérémonie de remise de la Légion d’honneur le 30 juin dernier.

Si les Dionysiens se sont soulevés en masse pour participer à la libération de leur ville, il ne faut pas oublier ceux d’entre eux qui sont allés combattre dans toute la France. Je voudrais ici rappeler, sur les conseils de Monsieur Pierre Risso, l’engagement de Jean Carrad, dionysien, lieutenant d’un groupe de FFI, tué lors de combats pour la libération dans la Creuse.

Commémorer cet événement chaque année nous permet de prendre de la hauteur au moment d’interroger nos combats, nos luttes et nos ambitions d’aujourd’hui. La noblesse du sacrifice de ceux qui ont pris les armes pour défendre nos valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité » nous oblige.

Nous nous devons de faire en sorte que ce sacrifice ne soit pas vain, nous nous devons de faire honneur aux valeurs de la République si durement ébranlées par le Nazisme mais si valeureusement défendues par les partisans.

Dans le contexte actuel, après les attentats et les réactions parfois outrancières de notre classe politique, nous nous devons d’éviter toutes formes surenchères susceptibles de remettre en cause nos libertés, nous nous devons d’éviter les amalgames stigmatisant à l’égard de certains de nos concitoyens et proclamer haut et fort l’Egalité de tous les citoyens français mais également notre envie et notre besoin de Fraternité.

Il y a 72 ans, les Dionysiens se sont soulevés ensembles et ont pris les armes pour défendre les valeurs de la République en faisant le sacrifice de leur vie. Inspirons nous de leur courage dans nos combats d’aujourd’hui.

Vive la République ! Vive la France !

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